Fantasme périgourdin *** par Maryse de Laroque

Publié le par Maryse Laroque

Fantasme en Périgord !

il s'agit d'un récit à clé qui s'inspire de protagonistes actuels que l'on reconnaît aisément dans l'album de photos.

Ceux qui croiraient me reconnaître dans le rôle du nain, seraientpoursuivi par mes avocats mandatés dés aujourdńhui.

Il fut un temps, où Saint Georges de Monclard en Périgord

appartenait au royaume de Neustrie situé à l’Ouest de notre actuelle France. La

jeune reine Brunehaut régnait sur la Neustrie, alors que la cruelle Frédégonde

dirigeait l’Austrasie, à l’Est.

Les deux reines étaient rivales et devaient leur trône à la fougue de leurs chevaliers,

dont les meilleurs recevaient les faveurs des plus belles dames de la Cour dans

des orgies célèbres. En 566, Saint Georges de Monclard fut choisi pour

organiser des jeux particuliers : les jeux floraux, repris beaucoup plus

tard par Clémence Isaure la Toulousaine. Ces jeux n’avaient rien de culturel,

il s’agissait d’élire le royaume qui aurait la plus grande force sexuelle. En

ces temps immoraux et immémoriaux, on considérait que la force sexuelle était l’apanage

des dieux et qu’elle laissait présager la toute-puissance des communautés franques.

Pour pouvoir participer aux jeux floraux, les candidats étaient soumis à une

pré-sélection sévère dont les épreuves étaient notées de 1 à 10. Ces candidats

étaient très nombreux, on en comptait parfois jusqu’à deux ou trois mille venus

de tous les coins de l’Hexagone. Les mieux notés, une trentaine à peine,

étaient déclarés admissibles. La sélection définitive était octroyée par un

jury composé des plus prestigieux membres des deux royaumes, dont Grégoire de

Tours et Chilpéric, présidé par les reines Brunehaut et Frédégonde. Ce jury était

souverain et avait toute liberté dans le choix des sujets. C’est ainsi que Frédégonde

la cruelle avait exigé d’un des lauréats qu’il se laissa caresser par son nain

durant une heure sans jouir, dans le plus grand silence. Le pauvre laissa

jaillir sa semence au bout de dix minutes dans un hurlement à éveiller les plus

frigides. Il fut envoyé illico à Rome comme esclave gladiateur, le film « Gladiator »

nous raconte sa vie à Rome.

Les dix finalistes, à qui était attribué le titre de Grand Chambrier Honoris Causa,

cinq pour la Neustrie et cinq pour l’Austrasie remportaient un franc succès.

Ils étaient adulés des femmes du royaume et enviés par les hommes. Les

sculpteurs gravaient leur anatomie dans des blocs de pierre, on en décorait les

chapelles wisigothes, de Cambrai à Toulouse. Le stade de Saint Georges de

Monclard était célèbre pour les douze égéries agenouillées en signe de

soumission devant douze statues de plus de cinq mètres de haut de Grands

Chambriers réputés. Sur le fronton, on lisait « Aux grands hommes, la

patrie reconnaissante ».

Le grand jour n’était pas planifié au hasard. Des savants, des prêtres, des

astrologues calculaient le moment le plus propice du calendrier arianiste. Tout

porte à croire que ces jeux se tenaient vers l'équinoxe de printemps, le 14 Nisan, une semaine

avant la cérémonie de la bénédiction du soleil du 23 Nisan au Zodiac de

Saturne, le soir du mardi la nuit qui précède le mercredi.

Saint Georges de Monclard connaissait une euphorie extrême à cette période de l’année.

On affluait de tous les coins de la planète. Certains, comme les Huns, en

profitaient pour tout piller sur leur passage et pour conquérir de nouveaux

territoires. Les Romains réfléchissaient sur la moralité de ces festivités païennes,

les grecs avaient leurs propres coutumes et ne s’intéressaient pas à ces

pratiques locales.

Les jeux étaient ouverts à minuit simultanément par les deux reines rivales, installées

sur des trônes de pierres du Lot, dont les pieds étaient des pattes de lionnes.

Les hymnes nationaux de chaque équipe étaient chantés par les plus belles voix

du pays. Trois gracieuses nymphes nues fixaient la flamme sur le socle. Dix

jeunes hommes drapés de lin blanc défilaient ensuite pour allumer toutes les

chandelles. Suivaient ensuite les danses traditionnelles évoquant l’Amour

lyrique et l’Amour physique. A la fin du spectacle d’ouverture, les souveraines

levaient la main droite avec le pouce vers le sol pour officialiser dans ce

geste autoritaire le commencement des compétitions. Les reines étaient vêtues d’une

peau de panthère fluide qui s’ouvrait négligemment, laissant apercevoir ou seulement

imaginer la délicate féminité entre leurs cuisses qu’elles croisaient ou

décroisaient élégamment. Leur sexe comme leur front étaient rasés selon la mode

d’époque. Chacune portait la couronne de joyaux de chaque dynastie.

Bien que le déroulement de chaque épreuve ait été minutieusement réfléchi, les

supporters en liesse, assoiffés de sexe, en réclamaient toujours plus, surtout

pour départager les execos. Un reporter de cette époque a raconté qu’un 14 Nisan,

la foule avait choisi les plus laides parmi les femmes volontaires du public, afin

qu’elles attestent de la capacité de chaque joueur à donner du plaisir dans des

figures libres.

Cette histoire est sans doute née de l’imagination débordante des troubadours et des trouvères en Périgord, mais la beauté de ces lieux baignés par la Dordogne et les mystères de châteaux perdus au milieu des sombres forêts sont propices aux fantasmes.

*** : il ne s'agit pas de phantasmes autour du gourdin, quoique...

- le texte n'est pas daté.

- les interlignes et la justification fantaisiste sont de Maryse.

- les photos d'Ariane sont généralement de Dorvan @ copyright.

Fantasme périgourdin *** par Maryse de Laroque
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