Un Prix Gongourt toulousain et courageux !

Publié le par Lydie Salvayre

C''est le plus connu des prix littéraires. Le prix Goncourt a été attribué à Lydie Salvayre pour son livre intitulé Pas pleurer, mercredi 5 novembre. Son roman raconte la guerre d'Espagne et plus particulièrement "l'été radieux" vécu par sa mère en 1936. Son récit s'entremêle avec celui de l'écrivain Georges Bernanos. Nos confrères de Culturebox en font la critique, et elle était l'invitée, jeudi dernier, de l'émission "La Grande Librairie".

Pas pleurer (éd. du Seuil) a été choisi par les jurés au cinquième tour. L'auteure a obtenu cinq voix contre quatre pour le journaliste algérien Kamel Daoud, autre favori du Goncourt pour son premier roman Meursault, contre-enquête. "Je suis très heureuse, je suis très émue", a dit Lydie Salvayre, les larmes aux yeux, en se faufilant dans la cohue des journalistes rassemblés au restaurant Drouant, dans le centre de Paris, où est décernée la récompense.

Elle apprend le français sur le tard

Lydie Salvayre est née en 1948 de parents républicains espagnols exilés dans le sud de la France pour fuir le franquisme. Elle a passé son enfance près de Toulouse (Haute-Garonne) et appris le français seulement à l'école primaire. Après avoir exercé comme psychiatre, Lydie Salvayre publie son premier roman en 1990. Depuis, elle a écrit une vingtaine d'ouvrages, traduits en une vingtaine de langues, et a notamment été récompensée du prix Novembre pour La compagnie des spectres, en 1997.

"Nous avons d'abord couronné un roman d'une grande qualité littéraire, un livre à l'écriture très originale, même si je regrette qu'il y ait parfois trop d'espagnol", a souligné Bernard Pivot, président de l'Académie Goncourt. David Foenkinos, qui était l'autre grand favori du Goncourt, a lui obtenu le prix Renaudot, décerné dans la foulée.

Lydie Salvayre

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Publié dans Atelier écriture