"Va te faire foutre, fiston !" Maman Houellebecq à son fils...

Publié le par Voltaire

17 décembre 2014

« Soumission », la fiction de Houellebecq qui met l’islam au pouvoir

2022. A l'issue du second mandat présidentiel de François Hollande, la France est au bord de la guerre civile. Mohammed Ben Abbès, président de la Fraternité musulmane, est élu président au second tour face à Marine Le Pen, grâce au ralliement de l'UMP et du PS. Dans la foulée, François Bayrou est nommé premier ministre.

Les deux forces politiques autrefois majoritaires ont en effet négocié un accord de gouvernement avec Fraternité musulmane, acceptant deux mesures phares : l'islamisation de l'éducation nationale et l'autorisation de la polygamie. François, professeur d'université dépressif, raconte cette société fracturée, où séduisent les extrêmes. Voici la trame de Soumission, le nouveau roman de Michel Houellebecq, à paraître le 7 janvier chez Flammarion.

A l'issue du second mandat du socialiste François Hollande, la France est au bord de la guerre civile. Mohammed Ben Abbès, président de la Fraternité musulmane, est élu au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, dirigeante du Front national.

Embarrassante politique-fiction

Si l'ouvrage relève de la pure politique-fiction, il risque de faire grincer des dents car il met en scène des personnages et partis politiques réels. Le synopsis du livre, qui sera tiré à 150 000 exemplaires, fait déjà parler de lui.

Perso je trouve que Houellebecq incarne assez bien la francitude moisie https://t.co/Laiz5xZmjj

— francisbaktine (@francisbaktine) December 16, 2014

Je sens venir des débats de haut niveau MT @Iovene: Houellebecq imagine une France gouvernée par un musulman @ http://t.co/lOi5AAAQYz

— Eric Maurice (@er1cmau) December 17, 2014

Un peu peur que Michel #Houellebecq sombre dans le réac/beauf dans son prochain livre Soumission: http://t.co/zp5ap58dN2 via @lesinrocks

— jean-loup samaan (@jlsamaan) December 15, 2014

Poursuivi pour "complicité d'incitation à la haine raciale" et relaxé

En 2001, Michel Houellebecq avait déjà fait polémique en déclarant au magazine Lire que l'islam était "la religion la plus con". Une phrase qui lui avait valu d'être poursuivi par plusieurs associations musulmanes pour "injure envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à l'islam" et "complicité d'incitation à la haine raciale". L'écrivain avait été relaxé.

>> Lire aussi (édition abonnés) : Au procès de Michel Houellebecq pour injure à l'islam, les écrivains défendent le "droit à l'humour"

Ndlr : Houellebecq est le Voltyaire qu'on mérite...

Frais comme un gardon...

Frais comme un gardon...

Frais commun gardon !
Frais commun gardon !

Décrite par son fils comme une hippie à la dérive dans Les particules élementaires en 1998, Lucie Ceccaldi signe aujourd’hui un livre, L’innocente, à paraître le 7 mai aux éditions Scali. Dans la postface elle y écrit : "Mon fils, qu’il aille se faire foutre (…) si par malheur, il remet mon nom sur un truc, il va se prendre un coup de canne " !

C’est un journaliste du Point qui est à l’origine de ce déballage familial. En 2004 Denis Demonpion rencontre la mère de Michel Houellebecq. Il prépare une biographie non-autorisée de l’auteur de L’extension du domaine de la lutte. Le journaliste est fasciné par cette femme atypique. Militante communiste, baba-cool avant l’heure, Lucie Ceccaldi avait préféré confier son fils à sa belle-mère pour aller sillonner l’Inde et l’Afrique. Née à Constantine, elle avait grandi à Alger. Major de la faculté de Médecine d’Alger, elle s’était ensuite installée à la Réunion pour y exercer. Aujourd’hui, elle vit sur les hauteurs de l’île, dans une cabane sans électricité.

Le journaliste la pousse à raconter sa vie dans un livre. La vieille dame se met à écrire. Plusieurs grandes maisons refuseront le tapuscrit mais finalement un éditeur accepte de le publier. Afin que l’ouvrage soit plus vendeur, une postface est ajoutée. Lucie Ceccaldi y règle ses comptes avec Michel Houellebecq. “Mon fils, qu’il aille se faire foutre par qui il veut avec qui il veut, qu’il refasse un bouquin, j’en ai rien à cirer. Mais si par malheur, il remet mon nom sur un truc, il va se prendre un coup de canne dans la tronche, ça lui coupera toutes les dents, ça, c’est sûr !”

Lucie Ceccaldi et son fils ne se parlent plus depuis une dispute, en 1992. Dans son livre, elle affirmait ne plus vouloir le rencontrer tant qu’il ne lui présenterait pas d’excuses. Mais quand nous l’avons rencontré hier dans un hôtel à Paris, elle avait mis de l’eau dans son vin. La vieille dame explique qu’elle aimerait lui parler à nouveau “à condition qu’il ne s’attende pas à ce que ce soit un mea culpa quelconque de ma part. Et je n’exigerai pas de mea culpa quelconque de la sienne”.

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Ce qu’elle aimerait dire à son fils, s’il pouvait l’entendre ? “ - Viens ici qu’on boive un coup et qu’on rigole. Si tu es capable de rigoler. Parce que tout ça c’est pas grave. Y’a qu’un truc qui est grave c’est la mort. Ou la maladie. Alors je lui souhaite de ne pas être malade. Parce que moi je suis malade ”.
L’éditeur de Michel Houellebecq, Fayard, explique “qu’il est entre l’Irlande et l’Espagne”. Et “qu’il ne souhaite pas s’exprimer sur ce sujet”.

Reportage et dossier Web : Jules Lavie

Publié dans Salon de lecture

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