Piketty contre Hollande

Publié le par Le Père Piketty

Piketty contre Hollande
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Piketty contre Hollande

Le célèbre économiste français, qui a refusé jeudi 1er janvier la Légion d'honneur, est clairement en désaccord avec la politique économique menée par le gouvernement. La fiscalité reste le principal point de divergence.

La grande réforme fiscale prônée par François Hollande n'a jamais vu le jour'

Au final, Thomas Piketty a le mérite d'être cohérent. Jeudi 1er janvier, le célèbre économiste français, auteur du best-seller Le Capital au XXIe" siècle, a refusé la Légion d'honneur pour laquelle il avait été nommé. "L'action du gouvernement ces deux dernières années a été catastrophique et je n'ai pas besoin d'une Légion d'honneur pour le dire ou pour l'écrire", a -t-il réagi vendredi. Une façon pour lui de marquer un peu plus son désaccord avec la politique économique menée par le gouvernement.

Une réforme fiscale enterrée

Thomas Piketty est en effet déçu par François Hollande. Il avait pourtant fait partie des économistes qui avaient signé une tribune publiée dans Le Monde pour manifester leur soutien au candidat socialiste à l'élection présidentielle, en avril 2012. Mais, depuis que François Hollande a investi l'Elysée, Thomas Piketty n'a eu de cesse de critiquer son action.

Dès septembre 2012, il lui demandait "de cesser l'attentisme", dans une chronique publiée dans Libération. "Le début du quinquennat Hollande est-il aussi mauvais qu’on le dit ? Oui, malheureusement", écrivait-il alors, ajoutant, par exemple, que "la réforme fiscale, mère de toutes les batailles pendant la campagne du candidat Hollande, se limitera à quelques bricolages, alors que nous aurions besoin d'une refondation complète".

Cette réforme fiscale, que l'économiste a largement appelée de ses vœux, Jean-Marc Ayrault l'annoncera fin 2013. Mais déjà Thomas Piketty n'y croit plus: "je ne demande qu’à voir, mais je crains que la grande consultation qu’il promet ne soit qu’un moyen de gagner du temps", affirme-t-il alors à LaDepêche.fr. Au final, la réforme fiscale de Jean-Marc Ayrault ne verra jamais le jour, ne survivant pas à son départ du gouvernement.

Le CICE, "une usine à gaz"

De fait, aucune des mesures que préconise Thomas Piketty n'a été réellement suivie par l'exécutif. L'économiste plaide notamment pour un impôt sur le revenu plus progressif, prélevé à la source, et fusionné avec la CSG. Autant de points sur lesquels il n'a pas obtenu gain de cause, même si, récemment, François Hollande a chargé un groupe de député d'étudier la piste du prélèvement à la source.

Outre la fiscalité à proprement parler, Thomas Piketty a aussi écorné la politique de l'offre voulue par François Hollande. Le Crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi (CICE)? "Une usine à gaz inventée en urgence" assène-t-il en mars 2014, dans Libération.

Le célèbre économiste français, qui a refusé jeudi 1er janvier la Légion d'honneur, est clairement en désaccord avec la politique économique menée par le gouvernement. La fiscalité reste le principal point de divergence.

, a refusé la Légion d'honneur pour laquelle il avait été nommé. "L'action du gouvernement ces deux dernières années a été catastrophique et je n'ai pas besoin d'une Légion d'honneur pour le dire ou pour l'écrire", a -t-il réagi vendredi. Une façon pour lui de marquer un peu plus son désaccord avec la politique économique menée par le gouvernement.

Une réforme fiscale enterrée

Thomas Piketty est en effet déçu par François Hollande. Il avait pourtant fait partie des économistes qui avaient signé une tribune publiée dans Le Monde pour manifester leur soutien au candidat socialiste à l'élection présidentielle, en avril 2012. Mais, depuis que François Hollande a investi l'Elysée, Thomas Piketty n'a eu de cesse de critiquer son action.

Dès septembre 2012, il lui demandait "de cesser l'attentisme", dans une chronique publiée dans Libération. "Le début du quinquennat Hollande est-il aussi mauvais qu’on le dit ? Oui, malheureusement", écrivait-il alors, ajoutant, par exemple, que "la réforme fiscale, mère de toutes les batailles pendant la campagne du candidat Hollande, se limitera à quelques bricolages, alors que nous aurions besoin d'une refondation complète".

Cette réforme fiscale, que l'économiste a largement appelée de ses vœux, Jean-Marc Ayrault l'annoncera fin 2013. Mais déjà Thomas Piketty n'y croit plus: "je ne demande qu’à voir, mais je crains que la grande consultation qu’il promet ne soit qu’un moyen de gagner du temps", affirme-t-il alors à LaDepêche.fr. Au final, la réforme fiscale de Jean-Marc Ayrault ne verra jamais le jour, ne survivant pas à son départ du gouvernement.

Le CICE, "une usine à gaz"

De fait, aucune des mesures que préconise Thomas Piketty n'a été réellement suivie par l'exécutif. L'économiste plaide notamment pour un impôt sur le revenu plus progressif, prélevé à la source, et fusionné avec la CSG. Autant de points sur lesquels il n'a pas obtenu gain de cause, même si, récemment, François Hollande a chargé un groupe de député d'étudier la piste du prélèvement à la source.

Outre la fiscalité à proprement parler, Thomas Piketty a aussi écorné la politique de l'offre voulue par François Hollande. Le Crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi (CICE)? "Une usine à gaz inventée en urgence" assène-t-il en mars 2014, dans Libération.

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