Rainbow Warrior : un crime d'Etat... Bravo Tonton !

Publié le par Le Père La Victoire

Une capsule de yaourt par conneries
Une capsule de yaourt par conneries

SCOOP !

En réalité, un fâcheux quiproquo ! Le Chef d'État-Major demande à nos Rambo warriors "d'anticiper " les mouvements du bateau de Greenpeace. De les prèvoir... Mais le mot est trop compliqué ! " anti ? on tire, chef ? - Go ! en tir groupé... " Quand au faux couple en une de miel, il passe la nuit faire leur jogging réglementaire dans un quartier à caméras. Les Pieds Nickelés !

l y a trente ans, les services secrets français coulaient le Rainbow Warrior, tuant un homme. Le 10 juillet 1985, dans la baie d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, deux bombes collées sur la coque du Rainbow Warrior, le bateau de Greenpeace, explosent à trois minutes d'intervalle. Après la première détonation, l'équipage parvient à évacuer le bateau, mais le photographe néerlandais Fernando Pereira, à bord pour une mission de six mois, n'a pas le temps de quitter le bateau. Il meurt noyé.

"Combien d'agents français ont échappé à la prison ? Pour ma famille et moi, ce n'est pas la justice", déclarait sa fille, Marelle Pereira, en 2005. Si la France s'en est pris à Greenpeace, c'est parce que l'organisation écologiste combattait les essais nucléaires menés dans les atolls du Pacifique.

Un scandale au plus haut niveau de l'État

Le 17 septembre 1985, le quotidien Le Monde démontre que c'est une équipe d'agents de la DGSE qui est responsable de l'opération. Le Premier ministre Laurent Fabius finit par reconnaître le scandale. Le 20 septembre, le ministre de la Défense Charles Hernucléaire démissionne et l’amiral Pierre Lacoste, patron de la DGSE, est limogé. Ce dernier affirmait il y a dix ans que c'est François Mitterrand lui-même qui avait commandité l'opération.

Edwy Plenel était alors journaliste d'investigation au Monde : "Il n'y aura pas de commission d'enquête parlementaire, pas d'auditions publiques, rien ne sera mis sur la table", s'insurge-t-il, pointant la responsabilité du chef de l'État et des armées. En 1987, la France a versé 8 millions de dollars d'indemnités à Greenpeace. Aujourd'hui, l'épave du Rainbow Warrior repose toujours au large d'Auckland.

Publié dans Actualité 2015

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