Entre ici ! René-François Gregogna !

Publié le par Christian Durand

Errants, oh Terre, nous rêvions...

Je vous dois la vérité en peinture.

Paul C.

Le Cri, détail


Et les nuages à l’horizon se couvrirent de mille couleurs comme une digue fabuleuse.

Là-haut Kandinsky, Mondrian, Picasso, Alphonse Gurlhie de Maisonneuve, Bastiat agrandissent le cercle des poètes disparus : Jean Ferrat, Yves Montand, Charles Trenet, Raymond Devos, Tino Rossi…
Et Léo Ferré s’avance :
« Entre ici, René-François Grégogna, Prince de Grégoslavie, nous t’attendions ! «


Je suis...

Je ne suis pas un Anartiste. Merci Moni.
Je ne suis pas un mécréant.
Je suis un Mec Créant. Merci Lolette. J’arrive.
Je suis toujours le même et jamais pareil.
Tu es un Maquisartiste, mon semblable, mon frère… xd

J’ai habité.
Hanoï. Le vert paradis des amours enfantines, les riches plafonds, les miroirs profonds, toute la splendeur orientale.
L’Art Dèche : résister c’est créer. Et Alès d’Eden.
Sète la Singulière. La mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes.
Bézenas et les Envies de Béziers, Oletta, le Val de Loire, la Caserne des Arts Pompiers de Pézenas, la Chapelle des Impénitents, le Miam Miam chez Di Rosa et Belluc.


J’ai dit !


Créer c’est résister.
On fait vivre l’art mais l’art ne fait pas forcément vivre.
Tout vient à point, à qui sait m'attendre.
L’art est toujours singulier. Moi aussi.
J’ai dit au gendarme de Frontignan :
Si j’avais fait comme tout le monde, j’aurai pu mal terminer : flic ou intellectuel.
Ou pire ! les deux à la fois : critique d’art.



Crier c’est résister.

J’aime.
Les cigarettes blondes, la bière rousse, les femmes brunes, le chocolat blanc, la crème de marron, le café noir, le Cheval Bleu, les calissons d’Aix, tirer la langue, la vache enragée, la Vache Qui Rit, les scorpions, le fromage de chèvre, les fleurs, les ruisseaux, les innocents, la moutarde, le bruit, la Corse, la mayonnaise, l'Ardèche, les crapauds, les intelligents, la grotte Chauvet et son seul sexe de femme. Le Nombre Dort. JR l’artiviste des Sillons de la Ville qui couvre les gravats d’immenses photos.


Je déteste...

Les intellectuels profonds et creux, l'argent, surtout les petites coupures, les lâches, les Écoles, le Ministère de la Culture, le silence, les bulldozers qui ont mis mes fresques à l’eau, les rhumatismes de la phalangette. Mourir.

Mes mains, parmi d’autres, ont imaginé.
De Plaider coupable. De Déjeuner sur l'herbe, peint au crayon-foutre, affreux scandale.
N’allez pas voir mon exposition.

J’ai illuminé un demi-hectare de Digue’Art à Sète - où Trenet composa La Mer le long des golfes clairs et à Frontignan - où Djack L. m’offrit 30 000 francs de peintures en pot.



Détruisez-moi tout ça, a hurlé le Préfet.

J'ai transformé les Grégolos en Jardiniers du Quotidien. D’une Ruade j’ai mis La Peinture en V.R.A.C. (Volume Relief Action Couleur). Et ce fut le Massacre du Printemps à Lippstadt, en Germanie, puis à Oletta en Corse, en hommage à mes valeureux ancêtres.

Avec Les Créateurs de l'Insolite j’ai sidéré The White Street Gallery de Key West, Florida.
J’ai inexposé à Beaubourg et fait de La Figuration Critique au Grand Palais à Paris.



Des Voyageurs sans Bagages ont fait un Clin d'œil à Picasso, au Palindrome de Paris. Des Jardiniers de la Mémoire ont glissé des Clins d'Art à La Création Franche. Ma Famille d'artistes et mon ami HDR ont exposé Les Laines de l’Anartiste.

Je me souviens de L’Exposition Internationale d'Art Postal à Bézenas, du Musée Imaginaire de la Sardine à Sète et de l'étiquette du vin du Musée.

Le Musée International des Arts Majestueux a rendu Hommage à Grégogna, d'hier à aujourd'hui, 60 ans de jeux en vrac.



Mon seul échec ?
mes goss
es ont réussi dans la vie...

Qui dit mieux ?


Ici et là, dans les couleurs si vives,
un dieu peint mordait dans la lumière
et semblait défier de son immobilité de roc
les va-et-vient de l'histoire.
Résistance de l'homme alliée à celle des cailloux.
Yves Ferry.



Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils sentaient bon le sable chaud...


Il eut soudain un sourire juvénile, et cette fois réellement désarmant.
« Vous voyez je prends la peinture au sérieux…"
Et Houellebecq referma la porte. p 178.

Nous aurons toute notre mort pour dormir.
Pablo N.



J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans...



- je n’ai rencontré El Grégo qu’en fabuleux gisant
la veille du long voyage qui rajoutera ses yeux aux étoiles
Chr
istian Durand

Sète, janvier 2015

Photos by courtesy of Moni Grégo
Moni la
DIAM de Sète

Publié dans Hommages

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