L'Eau Vive par Léda et Pollux

Publié le par Léda et Pollux

L'Eau Vive par Léda et Pollux
 
Je n'étais que de passage et le ciel est vaste
Le courant des rivières me convie au voyage
L'embâcle hivernal me creuse et me dévaste
Emportant rives fragiles et derniers rivages
 
Derrière l'arbre couché où je m'étais posé
L'eau vive s'obstinait à recouvrer son lit 
Courbé sur mon canot j’ai pris le sel rosé
Pour dessécher les fleurs qui chassent la folie
 
Je survolai les lieux pour sentir sous mes ailes
 Le souffle d'un printemps palpiter sous la glace 
Où se reflétait l’or des nuages fidèles
 
Qui tendaient les rideaux d’un très vaste palace
Comme chutes en cascades  dévalant sans appel
Vers les pieds de naïades au teint couleur de miel

 

Publié dans DLD, Poèsie

Commenter cet article