Grave atteinte au droit d'Azil...

Publié le par Jean-Claude Lagarde

L'Affabuliste du Mas d'Azil rattrapé par la justice.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/14/1689362-l-affabuliste-rattrape-par-la-justice.html

 

L'Affabuliste dessinait des mains et des symboles vulvaires près de la grotte /Photo DDM, Archives

L'Affabuliste dessine des symboles vulvaires
près de la grotte de Lourdes

en hommage à Bernadette Soubiroute, morte vierge et en sainte.

Photo DDM, Archives


Mardi, le fondateur de l’Affabuloscope, Jean-Claude Lagarde, alias Claudius de Cap Blanc, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Foix, dans le cadre d’une comparution immédiate. Il avait été arrêté puis placé en garde à vue lundi, après avoir tagué, le 9 août dernier, la passerelle de la grotte du Mas d’Azil de mains et de symboles vulvaires. C’est la troisième fois qu’il réitérait une telle action, ayant déjà affublé en juillet les bâtiments attenants à la grotte de ces mêmes graffitis, qui lui avaient valu une convocation en justice en octobre. Les deux affaires ont été réunies, hier, devant le tribunal.

Claudius de Cap Blanc a écopé de deux mois de prison avec sursis, de 60 heures de travaux d’intérêt général et d’une interdiction de fréquenter le site de la grotte du Mas d’Azil pendant 18 mois. Il devra également dédommager la commune, qui s’est portée partie civile, à hauteur du montant des travaux de nettoyage, à savoir un peu plus de 6 000 euros.

 

La Ligue des Droits de l'l'Homme de Cro-Magnon proteste vigoureusement contre cette condamnation.

 

Le Mas d'Azil, vue générale

Montsegur.jpg

 

Pour expliquer ces actes répétés, l’Affabuliste a expliqué vouloir protester contre l’installation d’œuvres contemporaines sur le site préhistorique. «Cette grotte devrait garder son authenticité, sa virginité. Ces œuvres contemporaines ne font que cacher cette grotte et en aucun cas la révèlent, a-t-il affirmé pendant l’audience. C’est aussi une imposture économique. Cette installation coûte 140 000 euros au contribuable sans qu’on ne lui ait rien demandé.»

La présidente du tribunal, Colette Perrault, a alors pointé du doigt le caractère attentatoire du procédé utilisé pour protester. «Cela fait quatre ans que j’essaye d’engager une discussion avec les différents acteurs de cette opération, a déclaré le prévenu. Mais je n’ai jamais été écouté. Mes interlocuteurs ne m’ont jamais répondu, ne serait-ce que pour me dire qu’ils n’étaient pas d’accord avec moi. Je fais face à une omertà totale. C’est pourquoi j’en suis venu à de tels actes».


Il menace d'y rajouter quelques symboles phalliques : photo
... par respect pour la parité...

Pour sa défense, son avocat, Me Perroto, a assuré que son client avait compris que ces actions n’obtiendraient pas de réponse, si ce n’est de la justice, qu’il ne recommencerait pas et qu’il allait réfléchir à d’autres moyens pour faire passer son message. Reste à savoir quelles seront ces nouvelles actions.


Caroline Muller pour la Dépèche du Midi

Publié dans Imprécation

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