Eloge funèbre !

Publié le par Le Père Peinard

Ségolène Royal (58 ans), une "femme debout" que ses propres amis, petits mâles dominants, ont poignardé dans le dos en 2007 pour pouvoir tenter leur chance en 2012. Raté.


Ségolène Royal, le 15 juin 2012 (XAVIER LEOTY/AFP)

  • Ma bio :

Le parti m’empêche de gagner en 2007. Cinq ans plus tard, je me rétame aux primaires et c’est mon ex-compagnon qui devient président de la République. Comme si ce n’était pas assez d’humiliations, je m’embourbe à La Rochelle face au notable du coin. Si ce traître de Falorni passe, il ne me restera plus que la présidence du Poitou-Charentes. Dur.

  • Mes atouts :

Fille de militaire, ça marque. Je suis une femme à poigne. Je saurai les tenir moi, les trublions du Palais-Bourbon. D’autant qu’entre la crise de l’euro et le mariage gay, ça risque de secouer. Elue à quatre reprises députée des Deux-Sèvres, je me suis fait le cuir à l’Assemblée. Et à ceux qui me disent « le perchoir : tremplin ou voie de garage ? », je réponds – comme Edgar Faure en son temps :

« Chers amis, on peut très bien faire un tremplin avec une voie de garage. »

  • Mon handicap :

Ce félon de Falorni qui pourrait me souffler mon siège à l’Assemblée ! Et dire que mon amie Delphine Batho s’est faite élire au premier tour dans mon ancienne circo... Mon franc-parler cassant déplaît à beaucoup de parlementaires. Le vote est à bulletins secrets et ils seraient nombreux à me tirer dans le dos, les lâches. Et puis les « gros machos » de l’UMP ne peuvent pas m’encadrer. D’ailleurs, il n’est pas certain que je parvienne à présider l’hémicycle avec le règlement comme seule Bible. J’aurai trop envie de leur rentrer dans le lard.

  • Mes appuis :

En dépit de Valérie, j’espère que François Hollande fera pression sur le groupe : il m’a promis le poste. En échange, j’ai laissé couler doux pendant qu’il accouchait du gouvernement.

Publié dans Actualité 2012-1

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