L'Apollon d'Agde

Publié le par Édouard Ducret

L'éphèbe de la Corniche

Ton regard n'est il pas dans cette absence d'yeux,

Apollon que ta taille a fait nommer éphèbe ?

Sur ce cube posé, loin de la vaine plèbe

Dont les vides miroirs ne voient jamais les dieux,

 

Tel un rapace prêt pour son essor radieux

Vers quelque proie en vol à l'écart de la glèbe,

Ta dépouille a laissé quelque plume à l'Erèbe

Sans que ton contour net en soit moins mélodieux.

 

Les dieux ne sont-ils pas, par delà la matière,

Dans l'idéal qui peut la lâcher tout entière

Sans perdre rien qui soit vraiment essentiel ?

 

Quand leurs vouloirs éclos se moquent des effets,

Leur pouvoir est-il moindre, étant potentiel ?

Pour être méconnus, en sont-ils moins parfaits ?

 

 

Edouard Ducret, inconnu au bataillon

Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances
Apollon en vacances

Apollon en vacances

Publié dans Poèsie

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