La Jument Rouge - 2 - La visite du Louvres

Publié le par Le Père Peinard

Résumé des châpitres précédents :

La Jument Rouge - 1 : Emotions intenses.


Le samedi suivant, la Bentley dérapa légèrement  devant le Club House. Elle descendit toute en bottines et fourrures. Il chercha son regard. Peine perdue. Elle s’approcha du cheval qu’elle enfourchât sans ménagement. En partant, elle laissa trainer sa badine sur l’épaule de Jimmy qui crut défaillir. Il remarqua que le poids de ses seins lourds tendait le cuir de son blouson. Ses cuisses et ses reins épousaient parfaitement la forme de la selle qui elle-même épousait la forme de la croupe lascive de la jument. IL soupçonna que la selle avait été faite sur mesure. Ce constat lui procura une émotion nouvelle.

Au retour, sans un mot, sans un regard, elle balança les rênes sur Jimmy hébété. Il faillit lui demander si elle voulait bien visiter le Louvre et aller à l’hôtel avec lui. Mais sa voix s’étrangla. Il considéra le cheval dont les sabots luisaient faiblement dans la pénombre. Bien sûr, elle ne pouvait pas voir les sabots tant qu’elle chevauchait. Il rentra Pégase dans son box. Il repeint les sabots et couvrit les jambes de l’animal d’un vermillon que n’auraient renié ni Braque ni les Fauves.


Mais quel est l’aimable plaisantin qui a peint les jambes de Pégase en rouge ? Il se précipita et sans rougir ni bafouiller lui déclara dans un anglais parfait que c’était Georges, le groom, jaloux de leur amitié naissante. Il nettoya soigneusement les dégâts et elle l’invita à venir dîner chez elle le soir même. Elle ajouta A la bonne franquette avec cet accent so british qui faisait son charme. Dans l’escalier elle passa devant lui en pastichant Jane Birkin. Et ne relookez pas mon fesse, pétite chenapan. Il pensa que le meilleur dans l’amour c’était quand on monte l’escalier. Il en éprouvait une émotion croissante.

Il sortit de sa torpeur quand la Bentley lui frôla les pieds. Il tomba en arrière. Elle se mit en selle et, piqua des deux le flanc du  cheval qui sauta par-dessus le corps étendu. Il ne lui restait plus que son parfum à la fragrance troublante qui mêlait toutes les saveurs de l’Arabie à celle des esclaves nus qui lui rafraichissaient le front avec des palmes. Des meubles luisants polis par les ans décoraient sa chambre, les plus rares fleurs mêlaient leurs odeurs aux vagues senteurs de l'ambre, les riches plafonds, les miroirs profonds, tout y parlait à l'âme en secret sa douce langue natale. Elle le félicita pour ses talents de poète.


Ils visitèrent Le Louvre. Quand il lui révéla que Mona Lisa était en réalité un travelo et vraisemblablement l’amant de Michel-Ange, elle se mordit les lèvres et il dut la prendre dans ses bras pour l’empêcher de défaillir. 
Il la déposa sur une banquette propice et dégrafa son corsage 
pour qu’elle reprenne sa respiration. Il ne put s’empêcher de lorgner
la naissance de ses seins d’albâtre. Il lui pratiqua un léger massage cardiaque xqu’il combina avec un bouche-à-bouche torride.

Margot reprit enfin connaissance et lui annonça qu’elle allait le présenter à
ses parents qui lui interdisaient de faire l’amour avant le mariage. Il décida
de leur demander immédiatement sa main. Et tout le reste. Il la porterait dans la chambre nuptiale, pantelante, lascive. Il lui servirait une coupe de
champagne rosé et lui réciterait un poème coquin. Il lui ferait écouter Only
You et lui proposerait de faire l’amour comme des bêtes.

@ suivre 




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