Le Grand Plan 1 ! à lire avant de voter !

Publié le par perepeinard

bandeauML2

 

Gouverner par la Peur...


(...)  Dès lors, puisque les personnels politiques de nos vieux pays occidentaux ont renoncé à tout, sauf à leur appareil répressif, le débat se doit d’être absolument orienté vers les questions qui se gèrent par ces outils. En effet, si l’on met trop en avant les grandes questions de société, liées le plus souvent à l’insécurité économique qu’endure le monde du travail, on risque fort de mettre en lumière l’incapacité de nos décideurs à faire quoi que ce soit en la matière. Les thèmes du chômage, du règlement de la crise financière et bancaire montrent bien que les leviers sont désormais entre les mains du FMI et de la Banque mondiale. Ce qui en résulterait serait une lente érosion de la crédibilité du politique, qui aboutirait à une crise de la représentativité. Bien sûr, celle-ci a déjà commencé, et l’on peut même dire que le processus en est bien entamé.

Mais il ne faut pas sous-estimer la capacité du système, du système médiatique notamment, à orchestrer, pour le divertissement du peuple, des clivages qui n’existent pas. La concurrence Fillon-Sarkozy, l’opposition Chirac-Jospin naguère, comme celle de Royal et de Sarkozy hier, ou dans le cas des primaires socialistes. Puis logiquement, la lutte acharnée entre le président sortant d’une part, et ses concurrents à l’investiture de l’autre. Vous adorerez ces foires d’empoigne, qui ne changeront rien au fond des choses, puisqu’à chaque fois, ce qui les sépare du point de vue des grandes orientations économiques n’est finalement pas plus épais qu’une feuille de papier à cigarette.


Il faut donc orienter le débat sur la sécurité, par le fait divers notamment. Mais pas n’importe lequel. Le saignant, le terrible… Disparition de mineurs, viol suivi de meurtre, récidive sanglante, serial killers, etc. Jamais, à l’exception sans doute de l’affaire Grégory, l’actualité quotidienne n’a été autant asservie par la dictature des faits divers sordides. La plupart du temps, il s’agit d’événements qui n’ont aucune signification sociologique ; qui, par la singularité des actes, ou des personnalités des criminels impliqués, échappent à toute généralisation. Pourtant, on peut toujours compter sur des journalistes, ou plutôt devrais-je dire des chroniqueurs zélés, pour transformer l’innommable et le singulier en un événement riche en questionnements pour la communauté. (...)

 

@suivre

 

Spécial copinage Le Grand Plan - l'auteur

Publié dans Le Grand Plan

Commenter cet article