Le Printemps érable des étudiants canadiens indignés !

Publié le par Le Père Peinard

Quelques centaines de sympathisants se sont rassemblé à Paris, devant la fontaine Saint-Michel, pour exprimer publiquement leur soutien aux étudiants québécois.
Quelques centaines de sympathisants se sont rassemblé à Paris, devant la fontaine Saint-Michel, pour exprimer publiquement leur soutien aux étudiants québécois.

Ce qui n’était au départ qu’une révolte des étudiants québécois contre l’augmentation de leurs frais de scolarité prend désormais des airs de contestation sociale généralisée. La loi 78, surnommée “loi matraque”, cristallise les tensions dans tout le pays et exporte le conflit à l’international.


retour-ordre.jpgAlors que les manifestations redoublaient d’intensité à Montréal, le carré rouge était de rigueur le 22 mai au soir devant la fontaine Saint-Michel à Paris. Entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées pour dénoncer la hausse de 82% des frais de scolarité sur sept ans, la politique inflexible du gouvernement québécois, et pour saluer la détermination sans faille des étudiants grévistes. Geste symbolique, l’horaire a été fixé à 18h pour coïncider avec le début des manifestations de Montréal et marquer le centième  jour de lutte.


Dans la foule, les Québécois se mêlent aux Français et chantent en chœur : « Crions, plus fort, pour que personne ne nous ignore ». L’ambiance est bon enfant. Un peu partout, ça discute, ça crie, ça débat. Les manifestants dénoncent, d’une seule voix, un « gouvernement marqué du sceau du néo-libéralisme, où l’industriel surpasse l’intellectuel. » Sur les pancartes, on se demande si « le premier ministre du Québec a perdu la raison », si « le Québec devient une dictature ». Au milieu de cet attroupement, on retrouve tous les courants de la gauche française, des anarchistes aux socialistes, du Front de gauche à Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Les écologistes ont officiellement apporté leur soutien aux étudiants le 23 mai. Les syndicats étudiants sont également mobilisés, solidaires mais surtout inquiets d’une hausse similaire des frais de scolarité en France dans les prochaines années.

Publié dans Luttes sociales

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