Les deux cons de Gisèle, par Gustave Etienne

Publié le par perepeinard

Elle vit le jour prés de Luchon

De parents pauvres et croyants

Ont lui mit un blanc capuchon

Tout cela était trés seyant

Mais quand elle lui vit le bonbon

 

Mon dieu s’époumona sa mère

‘’Notre Gisèle elle a deux cons ! ’’(Bis)

 

Gisèle devenu belle fille

Dansait avec tous les garçons

Avec ceux qui étaient audacieux

Elle était vraiment sans façon

 

Avec les plus disgracieux

Elle ne disait jamais non ! (bis)

 

Gisèle était bien brave fille

Elle prenait dans son giron

Tous les amants de basse souche

Les amochés les laiderons

 

El’ les mettait tous dans sa couche

Oui mais Gisèle avait deux cons !(bis)

 

Un con usuel pour la semaine

Pour le dimanche l’autre con

Et pour certains énergumènes

Elle ne donnait que l’occasion

 

Pour notre bon catéchumène

Gisèle était sa dévotion ! (bis)

 

Ce laid cureton de Sainte Anne

Qui était couru pour le brandon

Qu’il trimbalait sous sa soutane

Et sous combien d’autres jupons !

 

N’avait connu de paysanne    

Qui possédait au cul deux cons ! (bis)

 

Le hardi prêtre étant fidèle

Distribuait amoureusement

L’argent des quêtes des fidèles

A sa Gisèle en bon amant

 

Mais un beau jour notre Gisèle

Fit un bâtard au clergyman ! (bis)

 

Gisèle accoucha solitaire

D’opprobre et de honte suivie

Comme mère célibataire

Pleurant tout en donnant la vie

Quant tout à coup elle découvrit

 

Et sa douleur s’enfuit bien vite

Que son lardon avait deux vits ! (bis)

 

Gustave Etienne. Mars 2010.
Chroniques de Sainte Anne de l’Angoumois .

Publié dans Poèsie coquine

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