Ode à ma ville, par Nina Padilha

Publié le par Le Père Peinard


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Agde, la perle noire, soufflée aux quatre vents

Ne conte son histoire qu'aux rares estivants

Refusant de rôtir sur les plages du Cap…

Agde, si légendaire, qui me berce, me happe,

 

Étale ses quartiers, déroule son basalte

Et inspire ma plume qui s'émeut et s'exalte.

Mon cœur ensoleillé a des émois si tendres…

Agde, bimillénaire, veillée par Alexandre

 

Dont le regard de bronze défie le temps qui passe.

Et puis toute la mer aux soupirs qui ressassent

Le chant des coquillages, les vagues qui se brisent

Mêlés à ces embruns apportés par la brise.

 

Agde sourit au ciel effleurant l'horizon,

Affiche son azur quelle que soit la saison,

Accroche ses lauriers sur tout le littoral,

Fait danser les palmiers et chanter les cigales.

 

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Le Marin vient, parfois la lande déranger,

Bousculer les jardins, les tuiles orangées.

Agde fait le gros dos et le laisse hurler

Ses colères soudaines qu'il ose marteler.


Et l'Hérault, lentement, roule son onde douce

Vers l'estuaire avide où les mouettes qui gloussent

Escortent les bateaux qui rentrent de la pêche.

Agde, ma belle ville que le Mistral dessèche,

 

Qui courtise la pluie, scintillant sous la lune,

Aux torrides Césars, paresse dans les dunes.

Festive tout l'été, paisible en hiver,

Agde, ma perle noire, je te dédie ces vers. 

 

Nina Padilha

© 03/11/2012

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Publié dans Salon de lecture

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