La 101 ème Nom de Dieu ! suite

Publié le par Le Père Peinard

De nombreux collaborateurs du Blog ont reçu sous pli discret, le texte suivant, venu de la nuit des Temps et posté à La Gaie Pie, dans le Tarn et Garonne. Le voici toiletté de ses multiples fautes. Il attend vos commentaires.

 

Il est arrivé alors même que l'on découvrait le Boson de Higgs...

On connait enfin le 101ème Nom de Dieu ! ***

 

L'abeille : dans l'Egypte ancienne, le roi de Basse Egypte était "le favori des abeilles", tandis que le jonc était associé au roi de Haute Egypte...

 

Adam, in the middle age, was compared to an eagle. When the eagle sees a prey, he leaves falling on the Earth. Adam was at the beginning very near of the sky until he looks at the prohibited fruit which attracted him. Poor Adam !

 

Les ailes : parmi les animaux fabuleux, ceux qui sont pourvus d'ailes se caractérisent par leur légèreté et leurs étroites relations avec le ciel (Pégase). En héraldique, les ailes signifient que l'on désire s'élever par des actes vertueux et louables...ou qu'on se situe au dessus des autres.

 

L'aloès : Comme sa croissance s'étend sur des années et qu' il ne donne des fleurs qu'une seule fois, il était réputé pour empêcher la putréfaction. Il est également considéré comme le symbole de l'Immaculée Conception, évènement unique dans l'histoire de l'humanité.

Le héron : Le long bec du héron passe pour dénoter sa curiosité, car "il met son nez partout". On le représente pourtant aussi tenant une pierre blanche dans son bec, ce qui en fait le symbole de la discrétion. L'art chinois représente souvent le héron avec une fleur de lotus.

 

La couleur rouge : Là ou le rouge flamboie, c'est que l'âme est prête à s'enflammer pour l'action, pour la conquête et la souffrance; le rouge indique le don de soi mais aussi la détresse.

 

L'hyacinthe : c'est l'une des fleurs qui sont, d'après la mythologie antique, à l'origine des hommes, ou qui sont nées de la mort d'un être humain.

 

La nuit : c'est dans la nuit du destin, que se produit dans l'islam la révélation coranique et que, dans l'histoire légendaire de Majnum et de Laîla, qui personnifie l'âme embrasée, le nom même de Laîla signifie la nuit où se réfugie l'amour du Seigneur.

 

L'étincelle : Toutes les âmes sont des étincelles divines. Lorsqu'une étincelle sombre dans la boue et la vase, n'éprouvons-nous rien pour elle ? N'essayons-nous pas de l'aider à se libérer pour pouvoir à nouveau briller de tous ses feux ? C'est une partie de Dieu lui-même...(G.Langer, 1983)


La cigale : On dit qu'une reine de l'état vassal de Ch'i, à l'est, se métamorphosa en cigale après sa mort, et que c'est la raison pour laquelle on appela aussi l'insecte "fille de Ch'i". Les ornements en forme de cigale stylisée étaient considérés comme une métaphore de "la fidélité aux principes".


L'Eldorado : Le roi de l'empire Chibcha (actuelle Colombie) avait coutume, certains jours de rituel, de se laisser dériver sur un radeau dans la lagune de Guatavita, le corps entièrement recouvert d'or et de se plonger ensuite dans l'eau pour y laver le métal et l'offrir en sacrifice. El adorado a donné El dorado (celui qui est couvert d'or).

 

La rose : les blasons les plus connus où apparait le symbole de la rose sont ceux des grandes familles d'York (une rose blanche) et de Lancaster (une rose rouge) - d'où le nom de guerre des Deux-Roses que se livrèrent ces familles à la fin du Moyen-Age pour accéder au trône.

 

La roue : c'est un motif symbolique sur lequel se fonde le plan de construction de nombreuses villes, alternativement au carré. L'Iran est un pays typique de ces villes construites en forme de roue, formant un cercle d'une exactitude mathématique. Cette structure est conforme à la cosmologie iranienne qui se représente comme une terre étendue, ronde et bien délimitée, divisée en 6 Karschvars (sections) s'ordonnant autour d'un Karschvar central pour former une roue resplendissante.

 

Le rossignol : l'histoire est celle d'un chevalier qui, pour avoir commis un méfait, se trouvait en prison. Il était consolé par le doux chant d'un rossignol, prisonnier du même cachot, et que le chevalier nourrissait de miettes de pain. Ces soins permirent à l'oiseau de voler à nouveau; il revint voir son bienfaiteur avec, pour le remercier, une petite pierre précieuse dans le bec. Le chevalier, étonné, regardait la pierre. Puis il s'en saisit pour la mettre en contact avec ses chaînes qui se détachèrent aussitôt de lui. La pierre lui ouvrit aussi les portes de sa prison et il put s'échapper. La gratitude de l'oiseau signifie qu'un bienfait n'est jamais perdu !

 

L'hirondelle : L'hirondelle survole les mers lorsque l'hiver et le froid menacent - de même l'homme doit-il fuir l'âpreté et la froidure du monde et attendre dans la chaleur de l'amour que le gel de la tentation s'éloigne de son esprit (Unterkircher).


La main : Dans l'héraldique de la Renaissance, les mains signifient, selon Bôckler (1688) "la force, la fidélité, le zèle, l'innocence et l'unité". On rencontre la main sur de nombreux symboles. Une main aux doigts tendus, ou seulement tendus en partie, est un signe de désunion, alors que le poing ou la main fermée représentent la force et l'unité. Des mains serrées sont la marque de la fidélité et de l'union. Ce sont les mains qui nous nourrissent, nous habillent, nous consolent; elles sont derrière chaque œuvre de l'homme.


Les tribus d'Indiens d'Amérique du Nord qui ne parlaient pas la même langue, parvenaient à communiquer entr'elles à l'aide de signes de la main. Le langage des sourds muets s'inscrit dans ce cadre. Chez les Francs-maçons, elles sont le symbole de la chaîne de la fraternité et la main de Fatma est un porte bonheur.

 

Le miroir : Les personnes qui se regardent longtemps dans un miroir sont fascinées et ressentent comme une paralysie...Elles ne supportent pas toutes leur image. Quelques unes comme le Narcisse du mythe, se perdent en regardant leur image reflétée par l'eau. L'ambivalence du miroir dépend donc essentiellement de l'attitude de la personne et de la maturité de celui qui se regarde lui même.


Le miel : Une coutume consiste à passer du miel sur les lèvres de l'effigie d'un dieu du foyer et de la cuisine pour qu'il intercède auprès du dieu du ciel, au moment du rapport annuel qu'il fera devant lui à propos des habitants de la maison. Cette coutume rapportée par les anciens voyageurs, a peut être donnée naissance en France à l'expression "dorer la pilule à quelqu'un" (en allemand "enduire la bouche de miel")

 

Le masque : L'ambigüité fondamentale du masque révèle nos désirs les plus cachés (nos identifications fantasmatiques) au moment du carnaval, qui montre donc notre visage "noir" le plus caché, mais cache notre "moi de lumière" dans notre figure quotidienne. Dans une étrange parenté avec la pensée platonicienne, il faut noter que le Ch'an chinois de même que le zen japonais, qui en est dérivé, considèrent que tout homme a un vrai visage, un visage originel qui est caché par son visage ordinaire, masque posé sur la vérité de son être.


Le cygne : Ce sont les rois des oiseaux aquatiques et ils symbolisent la paix blanche. Cette formule poétique fait bien sûr penser à Lohengrin, le chevalier au cygne. En Asie, le cygne est souvent assimilé à l'oie sauvage, comme pour la monture de Brahma (Hamsa) ou pour les vierges célestes des peuples altaîques qui incarnent la lune et sa lumière tamisée. Ce sont de grands combattants, ils combattraient même l'aigle s'ils sont attaqués.

 

La grenade : A l'ère chrétienne, la symbolique du grenadier attint une dimension spirituelle en s'enrichissant de références faites à la richesse de la bénédiction divine et à l'amour céleste. Le jus rouge de la grenade y devint symbole du sang des martyrs, tandis que les graines, contenues dans son enveloppe unique, représentaient les hommes réunis dans la communauté de l'église. La grenade a la peau dure  mais au jus sucré symbolisait également le prêtre empli de bonté, malgré ses dehors sévères.
Dans la symbolique baroque, la grenade éclatée, avec toutes ses graines répandues, devint une image de la charité et des dons de l'amour généreux.

Athéna : fille du maître de l'Olympe Zeus, elle s'allie avec son peuple pour faire œuvre de civilisation. En bonne héritière du métis, elle cultive aussi le sens pratique et l'invention des techniques. Elle qui porte des robes de sa fabrication, elle apprend aux femmes à filer et à tisser, aux hommes à dresser les chevaux, à forger et à couper du bois. Elle invente le char et le premier navire. Au total, elle enseigne tout un art de vivre en société et de tirer parti de son environnement : l'art de conduire la guerre, mais aussi de rétablir la concorde quand justice est faite.


Aton : dieu solaire. Il est le disque dont les rayons infinis se tendent comme autant de mains vers ses fidèles pour leur dispenser force et vitalité dans des temples à ciel ouvert. Son culte a été imposé par le pharaon Aménophis IV et son épouse Néfertiti.


Le hibou : Cet oiseau est considéré comme un animal réfléchi, au regard sage et méditatif, capable de tout voir dans l'obscurité. Mais il a aussi ses détracteurs. Il fut considéré parfois en Chine comme le pendant négatif du phœnix qui annonce l'arrivée du malheur. Il orne par ailleurs de nombreuses coupes en bronze de la dynastie Shang en symbolisant le bonheur. Chez les ancêtres d’Aztèques, il est l'animal sacré du dieu de la pluie, alors qu'il symbolise chez les Aztèques eux-mêmes, un être nocturne de mauvais présage...L'homme est vraiment changeant :-)


Les amazones : ce peuple légendaire est devenu le symbole de l'agressivité féminine. Il parait que quand elles entendirent parler de la Grèce, pleines d'espoir et avide de gloire, elles partirent en guerre contre Athènes. Mais elles furent confrontées à des hommes valeureux et leur courage ne suffit pas à dépasser les limites de leur sexe. C'est ainsi qu’elles périrent, punies pour leur impulsivité. Malika, n'y crois pas, il s'agit là, sans doute, d'un mythe destiné à mettre en garde les athéniens contre une trop forte influence des femmes dans la vie publique, comme s'était le cas, pensait-on, à Spartes notamment :-)

 
Le lys : Le lis blanc, noble et magnifique, surpasse en nombre de fleurs mais il ne vit que très peu de temps. C'est une fleur royale, car il ressemble à un sceptre, et aussi, parce qu'il exhale une délectable senteur qui fait fuir les serpents.


Le forgeron : premier artisan qui travaille le métal avec le feu afin de fabriquer les outils indispensables pour cultiver la terre, pour faire la guerre, pour protéger sa demeure, pour se nourrir, se parer et même pour voyager, le forgeron véhicule une symbolique particulièrement chargée. Il est l'alchimiste qui "dissous puis coagule" selon l'expression canonique "fonds le monde et reforme-le". Il y a dans les rites initiatiques la transformation de l'apprenti qui, comme le métal en fusion, passe par plusieurs phases successives pour se forger et devenir un être qui s'accomplit.


La balle : Les jeux avec une balle de caoutchouc, de cuir, de laine ou de tissu, ont une signification symbolique dans de nombreuses culture ancienne; par association avec le globe solaire qui se déplace dans le ciel, ils apparaissent dans divers cultes. Homère évoque dans l'Odyssée un jeu de balle qui était célébré sous la forme de danses à la cour du roi des Phéaciens où deux adolescents essayaient de lancer droit devant eux en sautant une balle de laine rouge. Dans les monastères, la balle qu'on utilisait à l'occasion de certains jeux était considérée comme le symbole du Christ, le "soleil de pâques ressuscité". La pelote de Pâques fut célébrée en France jusqu'en 1538 ; accompagnée par l'orgue et par des chants divers, des ecclésiastiques dansaient en rond autour d'un labyrinthe représenté sur le sol, tout en se lançant la balle les uns aux autres...
(Que le meilleur gagne ! Tout à fait Thierry :-)


Le canard : Le canard était chez les gaulois l'animal sacré de la tribu des Séquanes. Le beau canard mandarin Yûan-yang jouit en extrême orient d'une signification positive. Il vit toujours en couple et incarne les mariages heureux. Il est fréquent d'offrir aux couples mariés de petites statues de porcelaine figurant des canards mandarins et ce motif orne les rideaux et les couvertures des lits conjugaux.


La fourmi : En dépit de sa petite taille, elle occupe une place importante dans la symbolique. Elles sont les symboles d'ardeur et de zèle chez nous. Au contraire, en Inde, le va-et-vient apparemment confus des fourmis symbolise l'agitation des hommes qui n'ont pas encore trouvé l'accès aux vérités les plus hautes. Dans les mythes grecs antiques, les premiers habitants d'Egine, sont appelés myrmidons, c'est à dire fourmis, car ils ont travaillé le sol avec la patience, la persévérance et l'ardeur des fourmis. En Thessalie, elles étaient des animaux sacrés : la charrue y rait été inventée par une nymphe du nom de Myrmex (fourmi).


Le dauphin : on retrouve le dauphin sur les armoiries des héritiers du trône de France qui sont eux mêmes appelés dauphins. Poséidon aurait créé le premier cheval à partir d'un rocher (les vagues étaient comparées à des chevaux), c'est pourquoi on utilise sur les pistes des hippodromes des figures de dauphins pour indiquer le nombre de tours parcourus.


La corne d'abondance : C'est le symbole de richesses qui sont offertes à l'homme sans qu’il ne fasse rien de spécial pour les mériter. C'est une sorte de corne à boire d'où s'échappent sans fin des fruits et d'autres dons délicieux. Dans la mythologie grecque, lors d'un combat avec le dieu des fleuves Achelous à figure de taureau, Héraclès lui arracha une corne et la lui rendit généreusement; en récompense, il reçut la corne d'abondance de la chèvre Amalthée


Don Quichotte : symbolise la séparation de ce que voit son regard spirituel et la triste réalité de ce monde. Selon cette interprétation, il deviendrait un exemple de l'âme égarée en quête de son pays réel, sans cesse déçue et trompée par les illusions d'ici-bas, et ne serait pas sans parenté avec l'albatros de Baudelaire 3 siècles plus tard : "Exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l'empêchent de marcher".


Les comètes : Phénomène erratique, comme des étoiles vagabondes qui se promèneraient dans le ciel, les comètes ont été tenues à peu près partout comme des présages de malheur, de la même façon qu'elles introduisaient le désordre dans l'harmonie des cieux. On notera que des comètes étaient apparues pour annoncer l'arrivée de Cortès et de Pizarro au Mexique et prédire la ruine des empires aztèques et incas.


Les étoiles qui illuminent le ciel durant la nuit, symbolisent l'ordre cosmique en raison de leur course autour de l'étoile polaire (axe du monde) ainsi que la "lumière d'en haut" dont l'origine reste inconnue à l'homme. Dans la cosmologie juive, chaque étoile était gardée par un ange, et les constellations étaient des groupes d'esprits célestes qui travaillaient harmonieusement ensemble. Dans l'iconographie chrétienne, Marie est souvent représentée debout sur un croissant de lune, soit ceinte d'une auréole en forme de couronne d'étoiles. L’étoile à 6 pointes, l'hexagramme, constitué par 2 triangles opposés, était considérée comme le sceau magique du roi Salomon et le bouclier de David. Les incas considéraient les étoiles comme les servantes de la Lune.


Les fleurs : Elles symbolisent  aussi bien la joie de vivre que le caractère éphémère de l'existence : "Comme la fleur devant l'été, notre cœur retrouve sa fraicheur et s'épanouit. Notre corps est tel une fleur qui éclot et déjà se fane... Mourez sans fin et fleurissez de nouveau, ô fleurs qui tremblez, vous courbez et vous dissipez..." On trouve dans la Bible une comparaison analogue : "L'homme fleurit comme la fleur des champs; que sur lui passe un souffle, il n'est plus et sa place ne le reconnait plus." Et si on continue à polluer notre planète, les générations futures ne connaitrons le symbole des fleurs que par l'intermédiaire de textes anciens : "Sur le lieu où poussaient les fleurs, nul ne connaitra plus leur existence"...


Le diamant : Hildegarde de Bingen (1098-1179) "Le diable voit dans cette pierre son ennemi car elle résiste à sa force : c'est pourquoi le diable la hait nuit et jour ". Lonicerus, botaniste de la Renaissance, pensait qu'elle était capable d'empêcher les guerres, la discorde, de constituer une protection contre le poison et toutes les tentations de l'imagination et de l'esprit mauvais. Il est le symbole de la lumière et de la vie, de la constance en amour et de la souffrance, de la sincérité incorruptible et de la pureté la plus haute. Platon évoquait un axe du monde formé de diamants. On y a vu l'incarnation de Jésus Christ, lui aussi né en Orient au cours de la nuit, et dont toutes les forces du monde ont essayé en vain de nuire. Il est l'image symbolique de la "pierre alchimique de la sagesse".

 

L’agathe : c'est une pierre précieuse particulièrement recherchée, en fonction de sa teinte, elle est mise en relation avec la lune ou avec la planète Mercure. Le pseudo "Albert le Grand" écrit en 1581 que l'agathe à veines noires aide à surmonter les malheurs, donne des forces au cœur, transforme l'homme violent en un être agréable, joyeux et apprécié de tous et aide à vaincre l'adversité.


L'air : c'est l'un des quatre éléments fondamentaux avec la terre, l'eau et le feu. Il remplit l'espace qui sépare la terre des cieux et est donc l'agent de liaison qui renvoie par là à l'idée de l'âme du monde qui est le réceptacle de l'esprit et anime l'univers sensible.

 

L'axe du monde : il représente dans l'architecture cosmique des anciennes civilisations une conception très répandue. L'espace vital est en effet considéré comme un "empire du milieu", comme un centre de la terre, tandis que l'étoile polaire marque le zénith qui marque une sorte de moyeu autour duquel gravite le firmament. Le pieu sacré, le menhir et l'obélisque représentent ce pilier.

 

Le chien-lion (karachichi) : ils sont les gardiens des sanctuaires japonais. On les appelle aussi chiens de Bouddha. Comme le lion est inconnu en Chine, leur aspect rappelle plus celui du pékinois que celui du grand fauve. Ces chiens sacrés ont le pouvoir d'emplir d'un lait savoureux les balles que l'on fait rouler sur eux.


Les muses : "Heureux celui qui est aimé des Muses, le langage coule de ses lèvres comme du miel (Hésiode). Elles étaient les filles de Zeus et de la nymphe Mnémosyne (dont le nom signifie mémoire). De trois, elles sont passées à neuf. Elles sont des jeunes filles qui accompagnent Apollon, portant une cithare et une couronne de laurier qui dirige leur chœur. C'est à la fois grâce aux Muses et à Apollon qu'il existe sur terre des chanteurs et des joueurs de harpe...je ne sais pas pour les rappeurs :-)

 

Le noir : il est, au même titre que le blanc, l'une des couleurs symbolique de l'absolu. En Europe, le noir est une couleur négative qui ferme la porte à l'espoir. Il est aussi le symbole de la négation de la vanité et du luxe (couleur de la soutane des prêtres ou des partis conservateurs proches de l'Eglise). C'est aussi une promesse de résurrection future, au cours de laquelle il s'éclaircit et passe du noir au blanc. En alchimie, il désigne la pierre primordiale que l'on doit transmuter dans l'Œuvre en pierre philosophale. Cette terre noire est donc aussi une terre fertile dont on doit extraire par des opérations successives la fécondité cachée.


Le cœur : selon deux citations de l'Egypte ancienne, le cœur donne naissance à toute connaissance, le geste des bras, la marche des jambes, les mouvements de toute partie du corps- tout obéit aux ordres donnés par le cœur. Pour les égyptiens, le cœur est le siège de l'entendement, de la volonté et des sentiments. Il est pesé par Maat (la justice) dans le jugement des morts. Dans la Bible, Dieu regarde dans le cœur. Dieu lui même ressent du chagrin en son cœur. En Inde, le cœur, siège de l'Atman, participe de l'absolu en l'homme (Brahman). Pour l'islam, le cœur est protégé par plusieurs enveloppes. C'est dans le cœur que la spiritualité et la contemplation résident.

La clef : c'est un instrument symbolique car elle a aussi bien le pouvoir de fermer que d'ouvrir, elle a le pouvoir de lier ou délier celui qui la porte. La remise des clefs de la ville signifiait autrefois la capitulation. Aujourd'hui, on remet symboliquement les clefs de la ville à des hôtes remarquables, ou encore, lors du carnaval, au couple princier de la guilde qui prend le pouvoir de la ville pendant trois jours de folie.

 

Le mot échec vient du sanscrit ou du vieux persan, et dérive de shah qui signifie roi. Jeu de rois, dont on dit qu'il est le roi des jeux, il représente l'intelligence éminemment stratégique, puisqu'il s'agit d'un territoire symbolisé par un damier de 64 cases noires et blanches. On raconte un premier tournoi qui se serait déroulé entre le roi Wou, civilisateur de la Chine, et le Ciel.
On attribue parfois son invention à la caste hindoue des guerriers Kshatriya car la stratégie rappelle celle de l'affrontement des Titans - Asuras - et des dieux - Devas. Le Roi qui avance rappelle l'éducation des princes.

En résumé, ce jeu symbolise :

- la noblesse du combat

- la rigueur de l'intelligence

- les enjeux implacables

Tous les coups portent, mais le dernier tue.

Publié dans Salon de lecture

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