Une fenêtre peut en cacher une autre ...

Publié le par Françoise de Frontignan

Couchée ! non, pas alitée.
Paresseuse. Même pas fatiguée.

 

La fenêtre, petite et étroite, une lucarne plutôt, s’ouvre sur un fond de parc.
Sombre et touffu . Quelques branches de cyprès se détachent en fond.

Un bouquet de pivoines roses et oranges orne l’angle .
Ce n’est pas moi qui les ai choisies.

Elles apportent une tache de gaîté, de couleur.

Un peu de soleil rasant illumine encore le rebord.

La nuit n’est pas loin. Un petit vent agite les rameaux.
Le mur d’angle de la maison voisine se dessine dans un coin.

 

Ici, le bien-être,la béatitude presque.
Dehors la douceur du printemps, l’appel des oiseaux dans les arbres,
la promesse de jours plus beaux.

Vais-je me obéir à  cet appel ?

M’évader de mon cadre et me réfugier dans celui-là ?


C’est un cadre doré ,après tout.

Mon regard devient fixe, irrésistiblement attiré par le feu du bouquet.

Le malaise me guette,
Je suis aspirée au fond d’une spirale, presque au bord de la perte de conscience.
C’est mieux, derrière la fenêtre ?

 

Mais je me reprends.
Cette fenêtre, après tout ce n’est qu'une peinture accrochée en face de mon lit.

 

Françoise.
Frontignan. 2012

 

Une fenêtre peut en cacher une autre ...

Publié dans Fenêtre jlje 2012

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